Comment considérer les créances ?
Que ce soit pour une cession d’entreprise ou pour tout autre motif, l’évaluation va prendre en compte l’endettement net et les ressources liquides. Le premier désigne les dettes financières desquelles sera déduit le montant de cash utilisable. Si les sommes dues aux tiers sont inférieures à ce dernier, on parlera alors de trésorerie nette.
En principe, seules les dettes d’exploitation qui peuvent influer sur les disponibilités de l’entreprise seront écartées. Toutes les autres, y compris celles des fournisseurs, des organismes sociaux et fiscaux seront considérées. Les loyers des crédits-bails qui ne sont pas inclus dans les dépenses nécessaires aux activités seront départagés entre les dotations aux amortissements et les charges financières. Par ailleurs, les dividendes qui constituent une sortie d’argent vont également se répercuter sur l’endettement net. Enfin, les comptes courants d’associés, qui peuvent être assimilés à un passif peuvent aussi être intégrés dans les calculs.
L’estimation de la valeur des dettes sera basée sur leur valeur réelle. Mais dans certains cas, il peut être plus intéressant de considérer celle qui est présentée dans les comptes pour avoir une idée de celle des créances financières.
Et la trésorerie ?
Les ressources liquides figurent parmi les éléments essentiels pour une valorisation d’entreprise. Elle désigne en principe l’argent disponible à tout moment que possède la société. La structure de ce poste, notamment la partie mobilisée pour les activités et les différentes créances (avances clients, dettes fournisseurs, réserves, comptes courants d’associés, etc.) doit être bien claire pour optimiser la pertinence de l’évaluation.
Pour un projet de vente d’entreprise, la trésorerie qui sera considérée dans la valorisation est celle à la date où la transaction est conclue et prend effet. Le cédant doit toutefois garder en tête que des liquidités conséquentes ne sont pas obligatoirement une bonne chose pour l’estimation. Il pourrait avoir à procéder à une sortie partielle ou en totalité de la trésorerie. Dans tous les cas, le recours à un cabinet spécialiste du conseil en cession d’entreprise pourra lui être d’une aide précieuse.
Dans une valorisation effectuée pour une raison autre que la vente, il faut considérer les données disponibles au moment de l’évaluation ou les chiffres enregistrés dans les comptes officiels les plus récents.