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La levée des fonds : comment les fonds perçoivent-ils la valorisation

6 novembre 2024
Il est fréquent d’observer, dans le contexte d’une levée de fonds, une divergence d’appréciation entre l’entrepreneur et le fonds d’investissement quant à la valorisation de l’entreprise. Bien que le fonds vise la croissance de cette dernière, et souhaite un accord mutuellement bénéfique, il est important de comprendre que les perceptions de l’investissement, du risque et des attentes peuvent différer.

Illustration des divergences d’appréciation de la valorisation d’une entreprise

Avant de s’engager, le fonds d’investissement procède systématiquement à une révision approfondie du Business Plan (BP) présenté par le dirigeant et établit ses propres hypothèses de croissance et scénarios de développement.

Afin d’illustrer la logique de son évaluation lors des discussions relatives à la valorisation de la société, considérons l’exemple suivant.

L’entrepreneur estime à 3 millions d’euros le montant à lever pour couvrir ses dépenses de recrutement et de lancement de son produit ou service. Le BP révisé par les investisseurs annonce un chiffre d’affaires prévisionnel (CA) de 25 millions d’euros et un EBITDA de 10 millions d’euros sur une période de cinq ans. Le fonds est disposé à apporter les 3 millions d’euros nécessaires.

Cependant, l’analyse des données du marché et des transactions conclues sur le secteur met en lumière les tendances en matière de valorisation des entreprises. Les moyennes se situent à 4 fois le chiffre d’affaires et 12 fois l’EBITDA. De son côté, le fonds vise un rendement ambitieux correspondant au quintuple de son investissement sur les cinq ans à venir, et affiche une grande confiance dans sa capacité à céder ses parts au terme de cette période.

Avec les 3 millions d’euros initialement injectés, il cherche à obtenir 15 millions en retour. En appliquant les coefficients de valorisation en vigueur sur le marché, la société pourrait être évaluée entre 100 millions d’euros (le quadruple de son CA prévisionnel de 25 millions d’euros) et 120 millions d’euros (12 fois son EBITDA de 10 millions d’euros), selon l’agrégat retenu.

En privilégiant la fourchette basse, à 100 millions d’euros, le fonds doit détenir 15 % du capital pour atteindre son objectif de rendement de 15 millions. En conséquence, il exigera cette participation en contrepartie de sa proposition de fournir les 3 millions d’euros de liquidités sollicités par l’entreprise.

La valorisation post-money de 20 millions d’euros de la société est basée sur un investissement de 3 millions d’euros pour une participation de 15 % au capital. La valorisation pré-money de 17 millions d’euros est obtenue en déduisant l’investissement de la valorisation post-money.